Empreintes de l'histoire

Gabarret est située dans un site de peuplement très ancien, non loin de la vallée de la Gélise et ses abris préhistoriques, voisine de Sos-la-Romaine et de la Ténarèse.

L'ajonc épineux est un symbole de GabarretGabarre en gascon ou Gaverretum en latin, signifient "lieu où abonde l'ajonc épineux". Les sénateurs romains ont résidé à Sos au nord-est de Gabarret, ce qui explique l'établissement d'un camp au lieu-dit le bourneau. De ce camp il ne reste rien, mais Taillebois le signalait encore en son temps en tant que vestiges.

Les sarrasins et les normands ruinèrent le Gabardan au cours d'invasions successives.

C'est en 1080 que le vicomte Pierre de Gabarret fonda un monastère bénédictin qu'il dota généreusement, ainsi qu'une manifique basilique du Saint-Sépulcre. Cette fondation fut confirmée en 1181 et 1282. Une tour et un portail des édifices ont disparu en 1855. C'est sur l'emplacement du couvent actuel (actuellement situé dans l'enceinte de l'Ensemble scolaire privé Saint-Jean-Bosco) que se trouvaient les murailles de la bastide de Gabarret, l'emplacement circonscrit aujourd'hui par la rue Capet du nord au sud, grande rue de l'Armagnac, rue Marsan et rue Arré-capet. On appelait la forteresse "la Tourasse" que l'on a rasée en 1826.

La basilique et le prieuré conventuel de Saint-Sépulcre (La Sauve-Majeur) furent ravagés par les protestants en 1569. Toiras, leutenant de Montgomery, entra cette année à Gabarret avec ses troupes huguenottes et ses quatre cents cavaliers afin de  s'y livrer à une tuerie en règle. Il ne resta à la suite des destructions que le portail et le réfectoire des moines qui devinrent par la suite l'église paroissiale.

En 1170, le château de Gabarret (ou la bastide) fut promis au roi Alphonse II d'Aragon en garantie d'un accord passé entre ce prince et Marie, héritière de Pierre II de Gabardan.

Depuis 1307, la possession de Gabarret resta en litige entre les maisons de Foix et Armagnac.

Henri IVHenri IV réunit Gabarret à la couronne de France en 1607. Le château dit "Jeanne d'Albret" sur la place de l'église a été démoli en 1911 et les pierres furent acquises par de riches américains et transportées aux Etats-Unis.

Pierre II de Gabarret (mentionné plus haut), de descendance béarnaise, était marié à Guiscarde, la soeur de Centulle IV vicomte de Béarn, mort en 1134, l'année où elle hérita du Béarn.

Pierre III de Gabarret mouru en 1153 et son fils  Gaston V lui succéda comme vicomte de Béarn et Gabardan.

Le vicomte Gaston VII de Moncade laissa le Gabardan à sa fille Marthe. Cela nous amène au début du XIVème siècle où le Gabardan tombe dans l'orbite total du Béarn, sans pour autant abdiquer à son unité territoriale géographique très caractérisée par le "pagus" dont elle était constituée déjà du temps des romains.

Le dernier comte de Gabardan - la filliation est inextinguible - n'est autre que le directeur de la Radioduffusion Argentine à Buenos Aires...

Une vaste lande insalubre s'étendant du côté de Barbotan fut assainie avant la révolution par Cappo de Feuillide. C'est en 1776 qu'on lui a concédé le dessèchement de ces marais (1 200 ha). Les travaux terminés en 1787, n'eurent aucun résultat et durent être repris au XIXème siècle.

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